L’ASSOCIATION SAUVEGARDE de RIONS

L’action de l’ association porte sur la protection , la valorisation du site classé de RIONS ( le bourg, l’église, l’enceinte fortifiée) et de son environnement (coteaux, zones humides, palu, berges et bras mort de Garonne ).
Elle veille également à la sauvegarde du petit patrimoine non protégé des hameaux
( chemins de découverte, cabanes de vignes, lavoirs… ).

Elle récolte  aussi «  les mots de  la mémoire » des anciens.


Un village étant riche des destinées croisées de ceux qui l’ont édifié et qui l’ont habité au fil des siècles, elle étudie donc leur généalogie, détermine qu’elles étaient leurs maisons, leurs métiers, reliant ainsi leur histoire à la nôtre.

Depuis les années 2000, l’association s’est engagée, avec l’aval des instances officielles, dans la mise en valeur et l’entretien d’un jardin d’inspiration médiévale. Conçu dans le respect des traditions horticoles du Moyen Âge, cet espace a été aménagé pour refléter les savoir-faire et les usages botaniques de l’époque.

Le jardin s’articule autour de quatre carrés distincts, délimités par des bordures en bois , comme cela se faisait au Moyen Âge. Chaque carré répond à une fonction précise:

  • Le carré des simples : Il regroupe des plantes médicinales utilisées autrefois pour soigner divers maux, comme la sauge, la mélisse, la camomille ou encore la grande consoude.
  • Le carré des plantes aromatiques et condimentaires : Ce parterre abrite des herbes indispensables en cuisine et en pharmacopée médiévale, telles que le thym, la sarriette, l’angélique et le persil.
  • Le carré des plantes potagères : Il rassemble des légumes anciens et rustiques qui étaient cultivés au Moyen Âge, comme le chou, le panais, la bette et les fèves.
  • Le carré de Marie avec plantes ornementales et symboliques : Cet espace est dédié aux fleurs et aux plantes associées aux croyances et à l’esthétique médiévale, telles que la rose ancienne, l’iris et le lys, emblèmes de pureté et de noblesse.

Au-delà de sa vocation esthétique, ce jardin constitue un véritable outil pédagogique et culturel. Il permet de sensibiliser le public aux pratiques agricoles et médicinales d’autrefois, tout en offrant un havre de paix propice à la contemplation.

L’ensemble de son travail de sensibilisation , comme la compétence de ses membres ( dont certains historiens, chercheurs, œuvrent bénévolement en son sein) , lui ont permis d’être l’interlocuteur des différents acteurs impliqués sur le territoire de l’Entre Deux Mers.
Ces acteurs font souvent ainsi appel à ses fonds ( analyses d’archives, iconographie, outils et objets anciens, etc..)

En savoir plus…

Membre du CLEM, elle fut co-organisateur du Colloque de Cadillac en 2 003. et en 2020